Métropole : Est-ce une déclaration de guerre ?

Est-ce une déclaration de guerre que nous adresse Marseille ?

Si les pro Métropole voulaient que la totalité des élus et politiques extérieurs à la cité phocéenne bascule dans l’opposition farouche, ils ne s’y seraient pas pris d’une autre manière.

De même, s’ils voulaient que je devienne un farouche opposant, ils leur suffisaient de faire ce qu’ils ont fait ces dernières semaines !

La Métropole n’est pas ma tasse de thé. Je ne suis pas non plus un de ses défenseurs, surtout dans la mouture gouvernementale actuelle. Je n’ai jamais caché que je préférais un pôle métropolitain à une Métropole.  Mais je me disais aussi que, étant donné qu’elle va exister de toute manière, autant se faire que cette naissance se déroule du mieux possible.

Seulement voilà, c’était sans compter sur le maire actuel de Marseille qui, par le biais d’un amendement sénatorial scélérat, fausse complétement la donne initiale.

Devant le Sénat, Jean-Claude GAUDIN a donc déposé un amendement fixant le siège de la Métropole à Marseille et augmentant de manière substantielle la représentation de sa ville dans la future assemblée. Même si Marseille n’a pas la majorité absolue des sièges, il lui suffira qu’une ou deux petites communes vote comme elle pour l’obtenir !

Je conteste cet amendement et je ne suis pas le seul.

Vendredi dernier, François-Xavier DE PERRETI, qu’on ne peut taxer d’être un anti Métropole farouche, bien au contraire, déclarait  qu’il fallait « que conformément au principe de libre administration des collectivités territoriales, la future métropole, fixe elle-même la ville de son siège ».

Des entrepreneurs, et non des moindres, de leur côté, contestaient l’augmentation des sièges marseillais et ce qu’ils qualifiaient « de sur représentation d’une cité qui n’est plus leader »

L’abandon par la commission des lois de tous les amendements déposés par les députés et, entre autre, par François-Michel LAMBERT, député EELV de Gardanne (qui avait déposé un amendement annulant l’amendement sénatorial GAUDIN) peut être interpréter comme une véritable déclaration de guerre.

Pire, l’incorporation dans la loi des exigences de Marseille, fait basculer dans le camp des « antis » des personnes modérés qui étaient prêtes à s’accommoder des contraintes fixées par la loi.

Un très mauvais plan pour l’avenir de la Métropole qui se trouve déjà aux prises avec la fronde de 109 maires (sur 119), de sept sénateurs (sur 8) et de plusieurs députés.

Pour ma part, la messe est dite !

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