Bilan du laxisme des gouvernements UMP : dix milliards d’euros à trouver !

Ce soir, nous allons faire dans le « lourd » !

Depuis son départ du pouvoir, l’UMP ne cesse de faire de grandes leçons concernant l’incapacité de l’actuel gouvernement à gérer les affaires de l’État et redresser les finances de la France. Pas un jour sans que l’un des barons de ce vénérable parti ne raille telle ou telle décision, ne se gausse de telle ou telle proposition. Le summum de ce « bashing » a été pour l’instant atteint à Chateaurenard par Jean-François COPE qui ne s’est pas privé de critiquer le gouvernement socialiste.

Pour être tout à fait honnête, Je dois avouer qu’il y existe et qu’il a existé, plusieurs fois, des raisons valides de critiquer une décision gouvernementale et je ne polémiquerais pas là-dessus. Par contre, je suis absolument consterné, pour ne pas dire atterré, de constater l’immaturité, l’inconséquence et le peu de mémoire des dirigeants de ce parti qui, pour beaucoup, étaient ministres et donc aux gouvernes de notre pays il y a encore dix huit mois.

Pourquoi une telle consternation ?

Tout simplement de voir que ceux qui ont si mal géré leur propre parti, qui ont si peu écouté les avertissements du Conseil d’Etat sur la manière de gérer un parti, qui n’ont pas su établir un simple compte de campagne au point d’en arriver à un trou de dix millions d’euros, qui pour renflouer les caisses de leur parti lancent un appel au don (que certains ont méchamment surnommé le Sarkothon), ont purement et simplement volontairement ignoré depuis 2005 les mises en gardes de la Cour des Comptes et que cela va couter aux contribuables français la bagatelle de dix milliards d’euros.

Oui, vous avez bien lu : dix milliards d’euros !

En cause donc le régime de taxation des OPCVM en contradiction totale avec le droit communautaire. Depuis 2005, ce régime a fait l’objet de nombreux recours par l’Union Européenne et, à chaque fois, les différents gouvernements ont été alerté par la Cour des Comptes de l’illégalité de la chose et des risques de condamnation encourus par notre pays. Pire, alors qu’en 2010 il est devenu évident que la France était en infraction, rien n’a été fait pour corriger le tir.

El le comble dans cette histoire, c’est qu’il a fallu attendre un gouvernement de gauche et la loi de finances rectificative du 16 août 2012 présentée par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault pour que l’hémorragie soit enfin stoppée.

Alors, quand je vois les dirigeants de l’UMP, Jean-François COPE en tête, faire la leçon à la gauche sur la gestion de la France, je suis consterné !

Il ne faudra pas oublier dans quelques mois que la totalité des dirigeants UMP qui briguent le poste de Maire ont cautionné et soutenu un gouvernement qui se trompait lourdement en matière financière et qui de surcroit ne tenait pas compte des avertissements des institutions.

Il ne faudra pas non plus oublier que le Ministre du Budget de l’époque (de 2004 à 2007), un certain Jean-François COPE, (actuellement soutenu ouvertement pas les caciques locaux de l’UMP) ne broncha pas quand la bombe fut pour la première fois mise sur le devant de la table par la Cour des Comptes en 2005.

Comment être crédible, quand on veut donner des leçons de moralité financière, si on n’écoute pas la voix de la sagesse institutionnelle ? Comment être crédible quand on prend soin de soigneusement occulter de telles erreurs ? Comment être crédible quand on fait montre d’un tel amateurisme et d’une telle désinvolture ?

Comme pour le supposé laxisme sécuritaire de la gauche vitrollaise ou celui de la droite marseillaise, encore une histoire de paille et de poutre.

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