Quand le DOB s’annonce …

Nous sommes un peu partout à l’heure des débats d’orientation budgétaire, les fameux DOB. La Région, le Département, Vitrolles cette semaine, toutes les collectivités y ont droit. Et toutes les collectivités font le même constat : la baisse des dotations de l’Etat entraine une baisse des budgets.

La solution est la même pour tous : soutenir l’investissement pour créer richesses et emplois et faire des économies sur tout le reste dont le social, l’associatif et la culture.

Or, c’est sur ces trois secteurs que se fondent le ressenti de l’opinion publique. Baisser les dotations de ces trois acteurs primordiaux dans la vie quotidienne et la grogne montera, cette grogne diffuse et incontrôlé qui gangrène notre société. Car que retient-on ? Les millions investis dans les infrastructures qui relancent le B.T.P. ? Les millions investis dans l’économie pour soutenir les entreprises ? Rien de tout cela. On retient par contre plus facilement les 50 euros de moins donné au fonctionnement du CIQ ou les 1.13 euros d’augmentation de la participation des retraités aux foyers logements.

Mais au-delà du ressenti, il ne faut pas que nos politiques oublient un petit détail qui a son importance : le social, l’associatif et la culture ne sont pas des postes « parasites » d’un budget. Ce sont aussi des points d’investissements, des leviers certainement plus encore importants que ce que peut l’être un investissement direct dans l’entreprise.

Nous avons vu il y peu (voir mon post de blog du vendredi 22 janvier 2016) que le secteur culturel français à lui seul, c’est sept fois la valeur ajoutée de l’industrie automobile française et quatre fois celle de l’industrie chimique ! Chaque euro investi dans la culture assure, peu ou prou, un retour de six à dix euros pour l’économie. Quoi que j’ai pu dire sur l’organisation de MP2013, je ne peux que souligner le retour positif pour nos finances.

L’associatif est aussi au cœur du processus de relance économique. Là aussi, les associations, par leurs évènements, par leur dynamique, apportent un retour sur investissement important, quel que soit la taille de la collectivité. Quel retour sur les commerces et les emplois, même temporaires, des événements comme les Médiévales (je les cite sciemment), un carnaval ou un Marché de Noël apportent à notre ville ?

Quant au social, en réduisant les aides, au-delà de fragiliser des familles déjà trop fragilisées, c’est aussi le pouvoir d’achat qui est réduit. On fragilise donc aussi le début de croissance en prévision et on compromet les « retours sur investissements ».

Les collectivités, sous prétexte d’économie, font donc un très mauvais choix en réduisant les budgets de ces domaines. Plutôt que d’investir des millions dans d’hypothétiques solutions miracles à la sécurité (comme au hasard dans des portiques de sécurité inutile – voir mon post Face de Bouc du 24 novembre 2015) ou envisager des coupes budgétaires dans des domaines qui semblent secondaires mais sont en fait primordiaux, attaquons-nous vraiment à nos budgets, faisons les choix qui s’imposent, même s’ils sont douloureux, ayons enfin une politique budgétaire à la hauteur des enjeux qui sont devant nous …

A méditer

Maintenant pour ce que j’en dis …

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