Trop d’informations tue l’information

20160201 Capture01De nouveau se pose la question de l’information du citoyen. Elle revient sur le tapis avec une interrogation posée par la ville de Vitrolles concernant les modes de déplacements sur le territoire de notre commune (en vélo et à pieds), avec, à la clef, enquête et réunion publique.

Nombreux sont ceux qui se sont plaint après coup de n’avoir pas été au courant d’une telle enquête et ont déversés leur fiel sur le service communication de la municipalité. Dans un premier temps, j’ai pris ces réactions épidermiques pour de la mauvaise foi politique. Les principales critiques émanaient en effet de personnes proche, ou participant à l’opposition.

Dans un deuxième temps, voyant que la même critique émanait d’une personne que je pensais être au courant de tout ce qui se tramait sur Vitrolles, j’ai été renforcé dans l’idée que c’était « encore une fois le service communication qui s’était troué ».

Sauf qu’un rapide « rewind » dans mon esprit m’a permis de constater que ce n’était pas tout à fait la version réelle des faits.

En effet, cette fameuse enquête avait droit à une pleine page (p.8) dans « Le Mag » n.73 (1er trimestre 2016), le journal de la ville. Elle était reprise en page d’accueil du site de la ville, et ce durant au moins quatre semaines. Elle était disponible sous forme papier dans la quasi-totalité des lieux publics de la ville. J’écris quasi-totalité car je ne me suis pas rendu dans plusieurs lieux publics de Vitrolles pour constater de visu la présence de cette enquête mais elle était présente dans ceux dans lesquels je me suis rendu en janvier. Enfin, la page Facebook de la ville annonçait l’enquête en demandant d’y participer dès le 30 décembre 2015. Au passage, notons que ladite publication a été partagé sur les réseaux sociaux dans plusieurs groupes dont celui de « l’association des policiers municipaux de Vitrolles » et celui de « Tu es de Vitrolles si … »

Le summum est quand même atteint avec La Provence, édition Etang du 13 janvier 2016, et son article « pleine page » d’analyse de la situation sous le titre générique ; « Vers une ville « écomobile » ? » et un sous-titre sans aucune équivoque : « La municipalité mène une réflexion sur les déplacements des Vitrollais, avec une approche écologique »

Enfin, pour être tout à fait complet sur la communication faite à cette enquête, un retour sur l’enquête (et sur la réunion ouverte aux personnes ayant répondus à ladite enquête), a été fait toujours par La Provence, toujours édition Etang du 27 janvier 2016.

Petits rappels, les deux articles du quotidien provençal sont accessibles sur le site internet du quotidien.

Donc, le moins que l’on puisse dire, c’est que communication il y a eu, sans que l’on puisse incriminer le service communication de la ville.

Alors, pourquoi de telles critiques ?

Mettons tout de suite de côté la mauvaise foi politicienne qui tend à transformer en polémique le moindre événement. Quoique la mairie fasse, elle sera critiquée.

Je pense plutôt que la supposée méconnaissance des vitrollais sur l’existence de cette enquête est liée à plusieurs facteurs.

Le premier, et non des moindres, est le fait que les vitrollais s’intéressent peu à ce qui se passe dans leur ville. Il travaille à l’extérieur et ne sont présents que le soir et le week-end. La vie à Vitrolles n’est pas leur souci principal hormis les heures d’ouverture de Carrefour.

Le deuxième est propre à la mentalité qui agite notre société, une société paradoxale. Abreuvée d’information à longueur de journée, notre société ne prend en compte un événement de proximité que si l’information lui a été fourni sans qu’elle ait besoin de lever le petit doigt, qu’elle a été « gavée » de cette information dirais-je.

La troisième est propre à Vitrolles. 693 réponses, c’est à 7 près mon évaluation sur le nombre des vitrollais qui s’implique dans la vie de l’Urbs. J’ai toujours dit que malgré ses 34000 habitants, seul 700 d’entre eux répondaient « présent » aux événements de quelque nature que ce soit, proposé dans le périmètre de la cité.

Pourtant, cette fois-ci, les enjeux étaient importants mais l’information « enquête » a été noyée par toutes les autres informations !

Dans une société où l’information est poussée à l’extrême, paradoxalement c’est le moment où l’information ne passe pas car trop d’informations tue l’information

A méditer

Maintenant, pour ce que j’en dis

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