Maud Fontenoy : une erreur de casting ?

20160216 FONTENOY_MaudAbordons aujourd’hui trente secondes le Conseil Régional PACA et Maud Fontenoy, son emblématique vice-présidente en charge du développement durable, de l’énergie et de la mer. Elle a répondu dans La Provence du 15 février 2016, aux questions de la journaliste Marie-Cécile Béranger et cela donne une interview assez surréaliste qui laisse présager des lendemains qui déchantent du point de vue environnemental.

Nous apprenons tout d’abord, en lisant entre les lignes, qu’elle n’est pas opposée finalement aux pesticides et aux OGM car, sinon, comment interpréter cette phrase lourde de sens : « Or aujourd’hui les chercheurs préfèrent quitter notre pays car dès qu’ils expérimentent quelque chose de nouveau ils se font traiter d’apprentis sorciers. » A mon humble connaissance, ceux qui se font traiter « d’apprentis sorciers » sont les chercheurs spécialisés dans les OGM ainsi que dans les manipulations génétiques animales, généralement dirigés pour favoriser une culture dite « intensive ».

Et que dire quand elle fait un raccourci saisissant entre OGM et pesticides : « Concernant les OGM c’est un peu la même chose ; je suis contre Monsanto car c’est une hérésie, mais il ne faut surtout pas empêcher la recherche de trouver des solutions pour réduire les pesticides ». Quelqu’un pourrait-il lui expliquer que les OGM ne s’arrêtent pas à un problème de résistance aux pesticides ?

Elle complète d’ailleurs son raisonnement par cette autre phrase lourde de sens : « La nature a toujours été transformée, a toujours nourri les hommes. » Or, la planète a cessé de nourrir tous les hommes. Un milliard d’êtres humains souffrent déjà de malnutrition et les démographes prévoient que nous atteindrons le seuil des neuf milliards d’êtres humains d’ici 2050. La planète ne pourra nourrir tout le monde qu’avec encore plus d’agriculture, une agriculture qui, avec l’optique d’une Maud Fontenoy, va polluer toujours plus la planète, en dégradant les sols, les nappes phréatiques, la biodiversité et en rejetant 20 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales.

La solution existe et a été développée dès 2011 dans la revue « Nature ». Je ne vais pas m’y étendre mais nous sommes loin des positions « d’écologistes éclairées » prônées par Maud Fontenoy

N’oublions pas que les agriculteurs de notre région, gens on ne peut plus raisonnable, prennent le temps de réfléchir à leur devenir et apportent des solutions novatrices qui semblent à des années lumières de celles prônées par notre vice-présidente au développement durable.

De même, je suis complétement abasourdi par sa position sur le gaz de schiste : « sur les gaz de schiste on m’a fait dire que j’étais pour alors que je dénonçais seulement le fait qu’on interdise la recherche sur ce sujet. » Quel intérêt d’être pour la recherche sur la technique d’extraction et le positionnement des nappes si c’est pour en interdire l’extraction ?

Et sans être catastrophique, voilà une bonne idée dans une région où les pôles nucléaires pullulent de favoriser une recherche sur une production énergétique qui provoque des séismes (entre autre en Oklahoma le 6 janvier 2016 ou au Canada en aout 2014)

Quant au nucléaire …

Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui mais vous comprendrez aisément que je désapprouve totalement la nomination de Maud Fontenoy que je qualifierais d’erreur de casting …

A méditer.

Maintenant, pour ce que j’en pense …

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