Un projet fédérateur pour l’étang de Berre

WP_20160206_006Continuons à évoquer la Métropole et ses projets.

Parmi les 23 priorités, une autre nous concerne plus particulièrement : le passage sur l’étang de Berre qui a besoin « d’un projet fédérateur, […] un cadeau pour la métropole car il pourrait être financé par des fonds européen et EDF !»

Comme le dit le rapport, L’étang de Berre, en cours de réhabilitation, concerne aujourd’hui cinq des six EPCI fusionnés dans la Métropole AMP, à l’exception près du Pays d’Aubagne et de l’Étoile.

Il va devenir demain, par sa position géographique, les perspectives socio-économiques et écologiques qu’il représente, un enjeu éminemment métropolitain.

En fait, il s’agit du projet « serpent de mer » de dérivation des eaux du canal EDF de l’usine de Saint Chamas vers le Rhône. Proposé par le Gipreb (Gestion intégrée, prospective et restauration de l’étang de Berre), il serait donc validé par la Métropole.

Les études menées par les partenaires du Gipreb) soulignent qu’il faudra procéder à la réhabilitation générale de l’étang de Berre et qu’il devra être inéluctablement procédé à la dérivation totale et irréversible des eaux et limons de la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas vers le Rhône, si l’on veut retrouver un équilibre stable du milieu.

Sur le plan social, ce sont 6 000 emplois directs et 2 000 emplois indirects qui pourraient être créés pendant toute la durée des travaux de réalisation, soit 6 années.

L’important pour ce projet métropolitain, c’est qu’il ne nécessite pas de financement de la part de la Métropole Aix-Marseille Provence et peut lui profiter très rapidement puisqu’il peut être lancé sans délais (après arbitrage de l’État). Il peut être financé exclusivement par EDF et l’Union Européenne.

Ça, c’est la version « pile » du projet. Voyons maintenant le côté « face ».

Plusieurs associations et défenseurs de l’environnement combattaient cette solution lorsque le Gipreb l’a proposé. Outre leur prix exorbitant (2 milliards d’euros selon le dernier chiffrage Gipreb en 2013, 1.5 milliards d’euros d’après la version optimiste) et leur délai se chiffrant en dizaine d’années, ce projet comporte l’énorme défaut soit de défigurer la Crau si la version « canal » est décidé, et par la même occasion de fragiliser les réseaux d’irrigation locaux, soit d’être techniquement risqué si la version canalisation enterrée est choisie. Avec dans les deux cas, un risque potentiel important de toucher la nappe phréatique située sous la Crau utilisée par de nombreux riverains.

En attendant, nulle trace d’un autre projet en cours comme celui de la réouverture du tunnel du Rove à la courantologie (ou à la navigation comme l’ont étudié en 2015 les groupes de réflexions de notre Métropole).

A méditer …

Maintenant pour ce que j’en pense !

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