Le projet « Lidl » : ce que nous en savons …

20160317 LidlEt si aujourd’hui nous abordions le « projet Lidl » ?

Donc, avant toute chose, je précise que les informations sur ce projet viennent du CIQ des Pinchinades et que les informations sur le PLU viennent du site de la ville et celle sur la législation du Ministère de l’urbanisme.

Ces précisions données, que savons-nous ? (PLU)

Que la zone artisanale dite de « Jean Monnet » a été requalifié en 2014 en zone « UC » donc urbanisable sans se soucier des contraintes dites « artisanales ». Cette requalification entre dans le cadre de la nécessité de la requalification de l’entrée sud avec l’arrivée du BHNS et au constat de « l’échec commercial » de cette zone.

Sur Vitrolles, la hauteur maximum d’un immeuble en zone « UC » est fixée à 12 m et pour cette zone, le PLU indique un R+3. Sont donc autorisés des immeubles de trois étages sur un rez-de-chaussée.

Voyons maintenant ce que prévoit ce « projet Lidl » (CIQ)

Ce projet consiste en la destruction de la zone commerciale et des entrepôts actuellement en place.

Le Lidl devait être reconstruit à la place de l’ancienne station-service sur le mode de leur nouveau concept d’enseigne dont on trouve l’exemple à Marignane.

La zone elle devrait recevoir plusieurs constructions en mode R+3, en l’occurrence trois « barres » d’immeubles, regroupant 240 logements dont 40 sociaux.

Les critiques formulés par les membres du CIQ sont exclusivement axées sur les logements sociaux, « totalement inacceptable », surtout « dans une ville ou le nombre des logements sociaux est supérieur à la moyenne nationale ».

Qu’en est-il des logements sociaux ? (Ministère de l’urbanisme)

Vitrolles ayant son quota de logements sociaux, il n’est pas obligatoire, en effet, d’en construire de nouveau. Alors, quid de ces logements sociaux ?

Leur présence ne peut s’expliquer que par le montage financier choisi par le promoteur. Le montage financier (non connu par moi), doit imposer leurs présences d’où, je suppose la présence d’un montage à base de logements intermédiaires.

Quelle base de manœuvre dispose-t-on pour modifier le projet si le besoin s’en fait sentir ?

Le projet est un projet privé sur un terrain privé mené par un promoteur privé. Il n’existe donc pas beaucoup de marges de manœuvre dès le moment où le montage financier est légal et si les règles du PLU et de l’urbanisme sont respectés. Le COS ayant été aboli par la loi ALUR en 2014, la densité de l’habitat ne peut non plus être opposé.

Sauf modification du PLU, et donc attaquable par le promoteur devant les tribunaux, la ville sera dans l’obligation de signer le projet si les conditions ci-dessus sont respectés sous peine d’être en infraction avec la nouvelle législation sur les constructions.

Remarque personnelle :

Il ne faut pas perdre de vue que le « projet Lidl » rentre dans le cadre de la requalification d’une zone beaucoup plus grande allant de l’ancien bar « Prince » à la salle de musculation de « l’Argos » où déjà plusieurs autres projets ont été réalisés (Vera-Cruz, Santa Cruz) ou sont en cours de réalisation (Les Terrasses Jean Monnet) …

La requalification de cette zone est nécessaire mais il faut être très vigilent à ce qu’elle peut devenir.

A méditer …

Maintenant pour ce que j’en pense …

2 comments for “Le projet « Lidl » : ce que nous en savons …

  1. Jaccques
    21 mars 2016 at 15 h 31 min

    Effectivement Monsieur MATHON, vous nous éclairez sur la folie bâtisseuse du maire.
    Pensez vous qu’il aura fini de bétonner la ville en fin de mandat ? Aurons nous le temps de le virer avant que Vitrolles ne devienne une ville du 93 ?

  2. Ydé Marcel
    15 septembre 2016 at 10 h 46 min

    le promoteur n’a aucun intérêt à faire du logement social et ne peut bénéficier de plan de financement favorable au titre de la présence de logements sociaux. Il ne peut y avoir d’intérêt que si vraiment la différence au m² entre le social et le « libre » est supérieure à 6 % auquel cas il y gagne. Non ces logements sociaux ne peuvent être imposés que par le PLU, le quota imposé par l’état, ou la MAIRIE elle même et ce malgré le gouffre financier que ces logements engendrent pour leurs finances. Il s’agit donc d’un choix politique.

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