Si on parlait subventions aux associations !

20160411 AssociationsLe vote des subventions aux associations est chaque année un vote primordial pour toutes les municipalités, de quelque bord politique qu’elles soient. Vitrolles ne fait pas exception à la règle et la délibération 27 de ce conseil municipal du 31 mars 2016 était attendue comme le messie par quelques membres de l’assistance.

Dès que l’on aborde le sujet au combien sensible des associations, un fait indéniable saute aux yeux : les associations, quel qu’elles soient forment le « tissu » économique, social et culturel d’une commune.

Existant le plus souvent en plusieurs centaines d’entités, regroupant des milliers de passionnés, elles sont des acteurs majeurs de la vie de « l’urbs ». Leur implication « citoyenne » dans la vie urbaine n’est plus à démontrer et se révèle être un atout indéniable pour n’importe quelle municipalité. Par ces actions, elles sont donc des acteurs « politiques » majeurs de nos cités.

Dans ce contexte, le plus grand respect doit être de mise avec n’importe quelle association,

Je ne m’aventurerais pas sur le terrain polémique et brulant du clientélisme qui ressort chaque année lors du vote des subventions ou à chaque délibération concernant une association. Débat stérile et inintéressant dirais-je. Je me contenterais de dire que, bien entendu, j’ai ma petite idée sur la question.

Passons maintenant à quelques observations en gardant la trame de mon analyse annuelle

Première observation : Le montant global des subventions octroyé à 138 associations est d’un peu plus de 1,4 M€, (1.434.600,00 euro pour être précis), en baisse de plus de 200.000 euros (- 12,50 %) par rapport à l’année dernière qui avait vu une somme de 1.639.000,00 euros distribués à 158 associations.

Deuxième observation : La répartition des subventions par grand groupe d’activités : Le premier poste est le sport avec 45,45 % du budget associatif et 652.000 euros. Beaucoup moins que l’année dernière (plus de cent mille euros) mais qui correspond à certaines réévaluations de subventions à la suite des performances sportives en demi teintes de l’année dernière.

Le deuxième, assez loin derrière est le poste Santé/Action sociale avec 15.25 %, soit 221.300 euros, mais une somme à relativiser car comprenant les 119.900 euro de l’A.V.E.S. et les 59.950 euros de Calcaira.

De nouveau, comme je le dis chaque année, je ne suis pas un fan du fait que le sport soit le plus grand récipiendaire de subventions. Même si le sport est un élément moteur de notre société mais j’ai toujours trouvé cet écart assez symptomatique d’une société qui se cherche et cherche ses propres valeurs.

Troisième observation : A l’inverse de l’année dernière, quatorze associations seulement obtiennent au moins quarante mille euros de subventions et « pompent » 55 % de ces subventions. Parmi ses quatorze associations, neuf d’entre elles sont des associations sportives et trois autres (Calcaira, Maison pour Tous, AVES) se substituent à la municipalité dans le domaine social. Seule Charlie Free, association culturelle par excellence, se distingue dans cette liste.

Quatrième observation : De nouveau, la ville s’est laissée une porte de sortie pour traiter les cas « oubliés » ou pouvoir plus simplement répondre à des actions non prévues et impromptus avec une somme rondelette de 146.100 euros représentant malgré tout 10,18 % de ces subventions.

Plus généralement, comme je l’ai écrit par ailleurs, dans ma pensée, la définition de « subventions » et la formule « aider les associations » est assez particulière et n’engage que ma personne.

J’ai toujours trouvé aberrant (et je continue de le trouver) de donner annuellement des subventions à des associations, subventions regroupant dans un melting-pot assez impressionnant, à la fois les frais de fonctionnements mais aussi des actions concrètes, des aides sociales, des projets à courts ou longs termes, des actions tellement variées.

J’ai toujours pensé (et je continue à le penser) que ces subventions devraient être attribuées systématiquement de deux manières, la première étant une subvention de fonctionnement, la seconde une subvention sur un projet/action clairement défini avec des objectifs intermédiaires quantifiables. Je suis agréablement surpris de constater, qu’au fur à mesure des années, Vitrolles semble s’être engagée sur cette voie et que de plus en plus de subventions sont rattachées à des projets concrets. Mais il y a encore du chemin à faire.

J’ai toujours cru (et je continue de croire) que les associations, peuplées de personnes passionnées et passionnantes, expertes dans leur domaine, doivent être traitées avec des considérations où la politique ne doit nullement entrer en ligne de compte, bien au contraire.

Enfin, j’ai toujours milité (et je continue à militer) pour que la visibilité et la transparence soit totale aussi bien dans l’attribution que dans le suivi de ces subventions par le biais de critères stricts et d’une commission « au-dessus de tout soupçon » pour le pilotage de ces attributions.

A méditer …

Maintenant, pour ce que j’en pense ….

1 comment for “Si on parlait subventions aux associations !

  1. Ydé
    13 avril 2016 at 6 h 49 min

    le sport c’est le développement , l’équilibre mental et physique, l’apprentissage de la vie en groupe et de ses règles, parfois même de découvrir que dans la vie il y a des règles à respecter, apprendre à mouiller le maillot pour une cause commune et souvent, c’est le dernier rempart contre le désœuvrement d’une jeunesse en mal de repères. Le sport n’est pas le symptôme d’une société en mal de valeurs mais un moteur pour les développer voire les créer. Et si comme moi vous pensez que nous construisons le monde pour le devenir de nos enfants n’oubliez pas que si le sport ne permettait d’en sauver que juste une poignée, tout cet argent dépensé y trouverait son juste retour sur investissement.
    Enfin, c’est juste mon avis

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