Echange et démocratie …

 

Je dois vous faire une confession : j’aime les moments d’échanges. Pas les moments destructifs et stériles d’un échange ou l’un dit noir et l’autre blanc, sans chercher à comprendre l’autre, mais ces moments de grâce qui deviennent constructifs car l’un écoute l’autre et prend sa vitalité de ce que les uns et les autres apportent.

Je me suis toujours demandé pourquoi on ne pouvait concevoir la politique que par le prisme de « la majorité » et de « l’opposition »

Ce n’est pas ma vision de la politique et ce ne l’a jamais été. Une véritable démocratie ne peut fonctionner sainement que si les « acteurs » sont dans le respect. L’opposition n’est pas le vilain petit canard dont on se moque parce qu’on est la majorité. La majorité, sous le prisme de la vision d’opposition, ne dit pas forcement que des conneries ou ne pense pas forcement qu’à ses propres intérêts.

Cette pensée est confortée par le fait que je suis convaincu que l’ère des partis est révolue. Vouloir partir à l’assaut d’un poste électoral sous une bannière quelconque, qu’elle soit LR, LREM, MoDem, FN, PS, LFI, PC et j’en oublie, est une erreur manifeste et un piège. L’abstention phénoménale des dernières élections en est le révélateur. La politique doit se faire autrement et vouloir répéter les phases du passé une erreur.

Quel qu’en soit l’origine, une proposition intéressante doit être débattu, adopté et mise en application si elle va dans le sens du bien-être de nos citoyens.

Quel qu’en soit l’origine, une proposition ne doit pas être repoussée uniquement parce qu’elle n’est pas issue de son camp, combattu parce qu’elle a pour origine « l’autre camp ».

Elle doit être discutée, étudiée, améliorée et appliquée si elle est constructive, quel qu’en soit l’initiateur, quel qu’en soit la provenance

Mais pour cela, il faut aussi proposer …

Je souhaite que tous ceux qui s’exprime sur les réseaux sociaux prennent conscience de cela. La critique pour la critique est stérile. L’opposition pour l’opposition est sclérosante. L’hagiographie pour l’hagiographie est servile.

Dans cette optique, après un certain silence que je me suis imposé, je vais continuer à m’exprimer, peut-être plus librement qu’avant parce que j’en ai marre des carcans.

Car j’ai confiance en la démocratie et que je crois dans l’échange.

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