Réflexions : Des transports fiables, efficaces et de qualité.

20130629 SMITEEB.
Vendredi 22 octobre 2010 :
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La suite de mon travail sur Vitrolles avec aujourd’hui au programme le Plan Local d’urbanisme et certaines considérations sur l’urbanisme tout court sur Vitrolles.
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Nous allons nous attaquer aujourd’hui à un gros morceau, celui des transports sur notre commune. Nous allons voir comment chacune des collectivités territoriales s’investit sur notre territoire, les propositions qu’elle fait et surtout ce qui peut être amélioré. A mon habitude, je vais donc éviter de faire un unique coup de gueule mais d’apporter des propositions et être aussi constructif.
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Des transports collectifs de qualité
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A l’heure où tout le monde parle d’économie d’énergie, de développement durable, de défense de la planète, le développement des transports collectifs en mode de substitution au « tout voiture » est de nouveau à l’ordre du jour.
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Il y a encore beaucoup de travail à faire pour permettre à notre région PACA d’être compétitive. Or, dans ce domaine, quand je dis « beaucoup à faire », je ferais mieux de dire « tout à faire ».
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En effet, prenons le département des Bouches du Rhône avec ses presque deux millions d’habitants et sa grande métropole Marseille. Le constat est accablant avec tous les matins une asphyxie des autoroutes, des transports en commun ne répondant pas vraiment à l’attente des usagers, des TER qui joue à la loterie et surtout une infrastructure globale dépassée.
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Ne prenons en compte que l’aspect routier du problème, l’axe Aix/Marseille est saturée avec près de 45000 déplacements/jours. Il devrait augmenter de près de 60 % dans les dix ans qui viennent. L’axe Aubagne/Marseille n’est pas au mieux de sa forme et son augmentation devrait être de plus de 80% sur la même période de temps.
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Ces augmentations ne peuvent être enrayées que si toutes les collectivités locales et tous les acteurs économiques y mettent du leur et rendent les transports collectifs plus attrayants que ce qu’ils ne le sont actuellement.
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Ce que nous vivons sur Vitrolles peut facilement être transposé dans n’importe quelle commune des Bouches-du-Rhône, voire même de la Région PACA. Jetons donc un coup d’œil sur la situation vitrollaise.
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Un « millefeuille » indigeste
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Une approche sérieuse des transports et des déplacements sur Vitrolles suppose qu’on dispose d’une base sérieuse d’information pour pouvoir étayer les dires. Il va nous falloir aborder de façon réaliste les problématiques des transports et des déplacements de manière cohérente et adaptée aux moyens dont nous pouvons disposer.
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Il va nous falloir prendre en compte les nombreuses structures qui forment l’ensemble des moyens de transports disponibles sur Vitrolles. Tentons un petit inventaire à la Prévert dont je ne suis même pas sûr qu’il soit complet :
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Au niveau national :
Un aéroport international : Marseille Provence Méditerranée
Une gare TGV et la Ligne Grande Vitesse qui va avec : La gare TGV de l’Arbois
Une autoroute reliant Marseille à Lyon, la fameuse Autoroute du Soleil
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Au niveau régional :
Un Pôle d’interchange aux Aymards desservant une ligne TER de Miramas à Marseille.
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Au niveau départemental :
Un pôle d’interchange aux Pierres-Plantées desservis par plusieurs lignes de cars du réseau Cartreize, du SMITEEB et de la CPA.
Deux voies rapides de grande capacité, l’une reliant Marignane à Aix-en-Provence via Vitrolles, la RD9 suivant un axe est-ouest, l’autre allant de St Martin de Crau à Marseille en passant par Vitrolles suivant un axe nord-sud, la RD113.
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Au niveau de la Communauté du Pays d’Aix :
Un réseau de bus rapide reliant l’aéroport, Vitrolles, la gare TGV et Aix-en Provence
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Au niveau d’un regroupement de commune des bords de l’Etang :
Un réseau de bus desservant cinq communes et plus particulièrement le territoire de la commune de Vitrolles, le SMITEEB plus connu sous le nom de réseau des Bus de l’Etang.
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Au niveau communal :
Sur Vitrolles enfin, la ville a mis en place un système de navette pour pallier l’absence de transports collectif le dimanche.
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Comme on peut le constater, notre commune est desservie par ce que je nommerais le millefeuille des transports et sa conséquence directe : le millefeuille des tarifs.
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Le billet unique
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L’un des premiers problèmes qui se pose lorsque l’on évoque le problème des transports, aussi bien sur Vitrolles, que d’une manière plus étendue dans tout le département, c’est la multiplication des billets. On se croirait presque dans un verset des évangiles.
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Prenons un exemple concret, le mien en l’occurrence. Supposons qu’un jour de pénurie de gas-oil (au hasard), je décide de me rendre à mon travail par le biais des transports en commun, dont je suis d’ailleurs un fervent adepte.
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Je prends donc dans un premier temps un bus (le 24) jusqu’au Pierres-plantées, puis un deuxième bus (un Z quelconque) pour aller aux Aymards, puis un TER pour se rendre à Marseille, puis le métro (ligne 2, celle souvent en grève) pour aller place de la Joliette et enfin un bus (au choix heureusement) pour me rendre à mon travail …
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Outre le fait que je prend cinq moyens de transports différents pour aller du point A ou point B, j’utilise pas moins de trois réseaux différents appartenant à trois types de collectivités différentes : le SMITEEB qui dépend des villes du pourtour de l’Etang de Berre, la SNCF et enfin la RTM qui dépend de la communauté de communes de Marseille. Dans chaque cas, une billetterie différente ou, dans le meilleur des cas, si je l’utilise tous les jours, deux abonnements différents.
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Une aberration à mon sens. C’est pour cela que je milite pour la création d’une « carte orange », d’un « pass’transport » quel que soit le nom qu’on lui donne, comme il existe en Ile-de-France depuis des décennies. Un impératif toutefois : il doit couvrir au minimum la totalité du département pour fluidifier l’offre commerciale de transport.
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A défaut, si une telle demande est complètement farfelu, que la Région crée au moins une carte unique pour les déplacements hebdomadaires en TER des étudiants, des apprentis et des stagiaires de la formation professionnelle, où qu’ils résident et quelle que soit la distance à parcourir dans la région.
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Des AOT partenaires
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Le point que je viens de développer sur la multiplication des billets est une conséquence directe de l’une des particularités françaises : Les transports sont sous la dépendance des AOT, une Autorité Organisatrice de Transport. C’est ni plus ni moins qu’une collectivité à laquelle la loi d’orientation pour les transports intérieurs n° 82-1153 du 30 décembre 198é (Loi Loti) a confié la mission d’organiser les transports. A notre échelon, qui après tout nous intéresse le plus, les communes se sont regroupés et ont crée des AOT en assurant l’exploitation directe soit par régie soit en déléguant à des sociétés privées. Elles en assurent l’équilibre financier grâce notamment au versement transport prélevé sur la masse salariale des entreprises situées dans leur périmètre de transports urbains
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De manières encore plus pointues, au niveau local, l’AOT dont dépend Vitrolles est le SMITEEB. Sous ce nom barbare se cache le Syndicat Mixte des Transport de l’Est de l’Etang de Berre, plus connu sous la marque commerciale des « Bus de l’Etang ». Il a la particularité de ne pas correspondre au territoire d’une intercommunalité comme cela se fait souvent mais de s’étendre sur une partie seulement Du territoire de trois intercommunalités différentes (la CPA, MPM et l’Agglopole ), chacune ayant un représentant en sus de celui du Conseil Général.
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Je reviendrais un peu plus loin dans cet article sur le cas plus particuliers du SMITEEB. Je vais par contre développer ici ma position sur l’une des aberrations de notre département, aberration en passe, il faut quand même le reconnaître, de disparaître, mais pas de la manière la plus judicieuse qui soit.
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Quoique très critique, j’ai été amené à soutenir l’idée développée par le Conseil Général d’un syndicat de transports départemental. Critiques, parce que cette idée n’allait pas complètement dans le sens où je le souhaitais, mais soutien parce qu’une offre de transports simplifiés pour le département ne peut être qu’un plus pour l’usager.
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En effet, les trois buts avoués de ce « Syndicat mixte des transports » ne peuvent qu’être soutenus par tout usager normalement constitué :
1°) Coordination des services de transports collectifs organisés par ses différents membres
2°) Mise en place d’un système d’information multimodal à l’attention des usagers
3°) Recherche de la création d’une tarification coordonnée, de titres de transport unifiés et d’un système billettique commun à ses membres
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Vous remarquerez que le troisième objectif correspond complètement à mon combat de ces dix dernières années développé dans le paragraphe antérieur.
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Or, depuis la fin l’année dernière, le verrou le plus important à la mise en place de ce projet a sauté. Après plusieurs mois de refus, la Communauté du Pays d’Aix, seule communauté territoriale qui avait refusé de s’associer à ce projet, vient de revoir sa position et, par la plume de Maryse Joissains, a annoncé qu’elle envisageait à son tour de participer à ce syndicat mixte.
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Et comme de manière concomitante, la Région annonçait qu’elle adhérait elle aussi à ce syndicat, on pouvait donc devenir raisonnablement optimiste sur l’offre et la facilité de transport dans un avenir à moyen terme.
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Sauf qu’élections régionales aidant, élections cantonales arrivant, le projet me semble prendre quelques retards.
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Mais gardons notre optimisme !
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Le SMITEEB, une particularité locale
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Comme nous l’avons vu précédemment, le SMITEEB, ce syndicat mixte est géré à la fois par trois collectivités intercommunales et par le département des Bouches-du-Rhône. Le réseau s’étend sur les communes de Berre, Gignac, Marignane, Rognac, Velaux, les Pennes Mirabeau et Vitrolles. Menacé de disparition en 2006 lors des renégociations concernant la structure, il a finalement été reconduit pour une durée indéterminée après des discussions ardues. La cause de ces discussions : les doutes sur la validité des dépenses du syndicat émise par le représentant de la CPA, Jean Chorro, délégué aux transports, comme il l’a expliqué en 2006 aux journalistes du Ravi. Nous verrons un peu plus loin que cette « discussion » eut quelques conséquences par forcement bénéfiques pour notre ville.
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Le syndicat a finalement été intégré au projet de « VAMP », nom sulfureux du pôle d’échange des Aymards, avec pour mission de mettre en place l’approche du pôle, en l’occurrence des lignes amenant les voyageurs au TER, les fameuses lignes « Z ».
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Vitrolles est concernée par plusieurs lignes qui desservent de manière plus ou moins efficaces son territoire, avec pour particularité de toutes passer par les Pierres-Plantées, centre de redistribution entre les Cartreize départementaux, les lignes de la CPA et bien entendu les Bus de l’Etang. De même, notre ville est traversée par la ligne emblématique du réseau, la fameuse ligne « 24 », reliant Marignane et son lycée Genevoix à Vitrolles et son quartier des Pinchinades. Nous allons voir aussi un peu plus loin l’avenir que l’on peut faire de cette ligne qui draine à elle seule 40 % de la clientèle des Bus de l’Etang.
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La particularité de notre réseau est donc de largement s’appuyer sur des communes appartenant à plusieurs intercommunalité au moment même où ces mêmes intercommunalités ont plutôt tendance à resserrer de leur territoire et de leur territoire seulement, leurs propres offres de transport. En cela, on peut dire que les Bus de l’Etang étaient à la pointe de la révolution politique des transports en offrant une transversalité qui n’a existé nulle part ailleurs pendant longtemps.
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Il en allait de toute manière de l’existence même de notre ville, tiraillée comme nous l’avons vu dans les chapitres précédents, entre trois pôles économiques et politiques qui sont justement ceux présent dans le tour de table de son AOT.
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Cette transversalité permet aussi d’envisager de grands projets. C’est ainsi que le SMITEEB étudie la possibilité de transformer sa ligne emblématique (la 24) en une ligne à Haut Niveau de Service. Grâce aux caractéristiques techniques d’un BHNS (Cadencement soutenu, amplitude de fonctionnement étendue, système d’information développé, grande partie du trajet en site propre, priorité aux feux, croisement, etc …), le syndicat pourrait non seulement augmenter sa fréquentation mais aussi repenser son réseau et optimiser son matériel.
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Comme de surcroit l’aménagement d’une ligne BHNS, même en site propre intégral, nécessite un investissement bien moins lourd que la construction d’un tramway, d’un métro ou d’un TER, les vitrollais auraient tout à gagner d’un tel développement
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Maintenant, pour être tout à fait honnête, dans mon esprit, une telle ligne ne peut être unique. Elle doit s’intégrer dans une offre globale incluant toutes les AOT avoisinantes. Le nouveau trajet de la ligne 24 si elle est transformée en BHNS serait de relier Marignane aux Pennes-Mirabeau via les Pierres-Plantées. Pourquoi ne pas imaginer une deuxième ligne reliant les Pierres-Plantées à Berre voire même Salon, tandis qu’au départ des Pennes-Mirabeau, en accord avec la CPA et la RTM, pourquoi ne pas envisager d’autres lignes descendant vers Marseille et allant vers Aix-en-Provence ?
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Pour le bien des citoyens, toutes les AOT doivent être mise à contribution dans une vaste concertation.
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Les incohérences du SMITEEB
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Si l’on se réfère aux missions officielle du SMITEEB, telles qu’elles sont définis dans son cahier des charges, nous allons voir que, le moins que l’on puisse dire, des incohérences flagrantes existent.
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Tout d’abord, la plus flagrante des incohérences, visible de tous, est que sur notre territoire, on ne se déplace pas en transport en commun le dimanche. Tout le monde sait, et le SMITEEB en premier, que les vitrollais sont casaniers et restent chez eux ce jour là pour regarder Michel Drucker à la télé ! Partant de ce constat, le réseau des Bus de l’Etang est donc à l’arrêt ce jour là. Je me moque bien entendu.
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Autre incohérence, tout aussi visible d’ailleurs : les vitrollais ne sortent pas le soir, tout le monde le sait. Donc, pas besoin de transport en commun après vingt heures. L’image de cité dortoir est ainsi renforcée par cette simple constatation. Pire, pour le syndicat, la vie culturelle est tellement faible que la persistance du fonctionnement du réseau est inutile.
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C’est ainsi qu’en novembre 2008, le directeur du SMITEEB a pu donner en toute impunité une interview à la Provence pour répondre à toutes ces critiques qui fusaient à l’encontre de son réseau.
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Dans cet interview, ce dirigeant expliquait avec une philosophie que je juge discutable, que l’absence de bus le dimanche est normale vue le peu de demande ressortant de l’enquête qualité pratiquée sur les clients du réseaux, que les horaires allégés de la période scolaire s’expliquait par la baisse de fréquentation importante durant cette période, que toute augmentation de l’offre de transport entrainerait une augmentation des subventions et qu’enfin les offres culturelles sur la zone d’activité étaient trop morcelées et trop peu attractives pour nécessiter une ouverture nocturne du réseau.
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Je laisse de côté ses affirmations sur l’offre culturelle, sujet d’un autre chapitre pour me pencher sur les autres raisons dont la lecture m’avait, à l’époque, fait bondir.
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Tout d’abord, je pense qu’il faut rappeler le rôle et les missions des « Bus de l’Etang », rôle présenté d’ailleurs sur leur site internet :
« 1/ Assurer l’exploitation du réseau (…) et d’en assumer les risques,
2/ Assurer les investissements relatifs aux véhicules,
3/ Proposer et mettre en œuvre, après accord de l’Autorité Organisatrice, la politique commerciale et marketing du réseau,
4/ Conseiller l’Autorité Organisatrice pour toute étude.
Un suivi quotidien sur le terrain et une même volonté d’aller de l’avant ont favorisé le développement de relations partenariales équilibrées entre l’Autorité Organisatrice et les exploitants avec pour objectifs communs : la qualité du service rendu aux voyageurs et la promotion du service public. »
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Avec le type de conseils donné au court de cette interview, on imagine les décisions de l’Autorité Organisatrice (le fameux SMITEEB) dont je rappelle ici deux des missions les plus importantes :
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« 1/ Mettre en place une politique coordonnée de transports urbains et interurbains sur le périmètre desservi,
2/ Définir la politique transport et le niveau de l’offre »
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Quant à la troisième, « mettre à la disposition de l’exploitant un budget de communication visant à promouvoir une plus large utilisation des transports collectifs. », je ne sais pas si ce directeur a encore besoin d’un budget publicité vu la manière dont il vante les mérites de son propre réseau.
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Un réseau peut-être à la pointe de l’innovation mais un réseau avec de sacrés carences.
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Les transports sur Vitrolles le dimanche
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La municipalité, elle-même, est visiblement consciente de ce manquement au service public. Elle a, ni plus ni moins, été dans l’obligation d’initier des transports de substitutions le dimanche. Pour pallier les carences de ce jour spécifique, elle a donc mis en place un service de navettes le dimanche pour relier le centre urbain et son marché à ses quartiers excentrés et amener l’après-midi des clients au cinéma « les Lumières » C’est la reconnaissance explicite que les services rendus par le SMITEEB, pourtant géré entre autre par la Communauté du Pays d’Aix, ne sont pas satisfaisants.

N’est-ce pas une dépense supplémentaire pour la commune qui subventionne d’un côté le SMITEEB et de l’autre les navettes pour les manquements du premier ?
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Ce doublon financier ne pourrait il pas éventuellement être évité avec une renégociation globale du cahier des charges et des services rendus par le SMITEEB?
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Le surcout éventuel dont se sert comme excuse le directeur de cet organisme pour repousser les demandes d’aménagement de service et d’horaire, ne serait il pas comblé par le surcroit de recettes généré par une meilleure offre, une desserte plus étudiée et par l’économie de ces navettes ?

C’est pour cette raison que je milite pour la desserte dominicale des quartiers de Vitrolles. Je ne demande pas que le réseau dans son ensemble soit opérationnel (quoique cela me paraisse la moindre des choses pour un réseau dit « public »), mais qu’il existe au moins une ligne « circulaire » reliant tous les quartiers de Vitrolles. Le parcours pourrait être : Les Pierre-Plantées, Les quartiers sud, les Pinchinades, les Pierres-Plantées, le Vieux-Village, les Cadenières, les Vignettes, les Pierres Plantées avec un cadencement de l’ordre d’un passage toutes les heures au minimum.

Le pôle des Aymards

Le pôle des Aymards ou VAMP (Vitrolles Aéroport Marseille Provence) entre dans le cadre de la politique de rénovation et de développement des transports en commun ferroviaire initié par le Conseil Régional. A l’origine, la demande de la société Eurocopter qui voulait un moyen efficace de transport à proximité de son implantation et qui a grandement participé à l’élaboration et au financement de ce pole d’échange.

Sur le papier, ce pôle à tous les atouts : 41 TER la desservent, quatre lignes de bus sont en charge de l’approche et un parking de 430 places pour les habitants de la région voulant profiter de ce mode de transport. Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si tout s’était passé comme les technocrates l’avaient pensé. Malheureusement, le résultat n’est pas à la hauteur des espérances. En effet, les vitrollais n’ont toujours pas répondu présent à cette halte qui n’est principalement utilisé que par les employés d’Eurocopter (ce qui à lui seul est déjà un bon début).
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La cause de cette désaffection des vitrollais (Pour mémoire une dizaine d’abonnés, une vingtaine de voitures chaque jour) ? Probablement l’éloignement de la gare, obligeant nombre d’entre eux à prendre une voiture pour s’y rendre. Une fois dans la voiture, pourquoi aller se garer aux Aymards et payer le parking alors que l’on peut se rendre sur Marseille en voiture ? Si on prend l’une des quatre lignes « Z » des « les bus de l’étang » qui desservent les Aymards, son parcours pour y arriver ressemble davantage à un parcours du combattant qu’au service efficace et performant qu’ils devraient être. De surcroit, si on à la malchance d’habiter (au hasard) aux Pinchinades, il faut se lever à l’aube pour prendre l’unique bus matinal qui se rend à la gare TER (ou alors prendre deux bus en correspondance aux Pierres-Plantées).
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Enfin, pour être tout à fait exhaustif et sans parti pris sur ce nouveau pôle, il est probable qu’une meilleure desserte du lieu permettrait une augmentation de sa fréquentation. L’une des solutions envisageables serait de raccourcir et améliorer l’approche au départ des Pierres-Plantées, point névralgique et central des échanges vitrollais, étant donné que l’on ne peut ni déménager les Pierres-Plantées aux Aymards, ni les Aymards aux Pierres-Plantées !
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Pour cela, Loïc Gachon, l’actuel maire de Vitrolles a émis une hypothèse, au départ assez surréaliste, mais qui, à l’analyse me parait non seulement judicieuse mais en plus réalisable. La perte de temps de toutes les lignes « Z » vient du fait que, passant aux Pierres-Plantées, elles doivent ensuite faire un large détour par l’Anjolly et la RD20 pour gagner les Aymards. Or, à vol d’oiseau, le VAMP se trouve à moins de trois kilomètres du Centre-Urbain mais avec une falaise d’une quarantaine de mètre de dénivelé entre le bord du plateau et la ligne SNCF. L’idée serait donc de construire un accès muni d’un escalator entre le bord du plateau et le VAMP situé en contrebas et de rabattre les lignes « Z » sur cet accès, économisant ainsi une bonne vingtaine de minutes aux heures de pointe sur le trajet en bus. Il ne fait aucun doute qu’un tel accès, à peu de distance du principal pôle d’échange vitrollais, doperait la fréquentation du VAMP et par là-même des TER le desservant.
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Et bien je dois avouer que l’idée me séduit et que je la soutiens pleinement, regrettant même de ne pas l’avoir eu avant !
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Autre aberration : A l’heure où la région se dote de TER à deux rames, le pôle des Aymards est dans l’incapacité de les accueillir. Sans compter le fait que l’aéroport, pourtant proche est ignoré. On aurait pu faire une desserte en site propre, mais cela est un autre combat. (Je sais, cela coute beaucoup d’argent mais l’enjeu en vaut la chandelle).
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TER en PACA
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Puisque par le biais du Pole des Aymards, nous avons commencé à aborder la problématique des TER, nous allons l’aborder d’une manière un peu plus approfondie.
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Si nos concitoyens n’ont pas encore compris toutes les subtilités des lois de décentralisations et encore moins à quoi servent les régions, cette ignorance du rôle et des compétences du Conseil Régional n’existe pas dans l’esprit de la population quand on parle des transports en général et plus particulièrement des TER. Quasiment tous les habitants de la PACA sont au courant que les TER sont gérés par la région.
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Cette reconnaissance sur un domaine particuliers est probablement dû au fait que les TER sont sous les feux de l’actualité depuis de nombreux mois, voire même de nombreuses années et, malheureusement, pas uniquement en bien.
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Depuis le 1er janvier 2002, les TER sont de la compétence de la Région. Cette simple affirmation permet de cerner le problème : ce n’est pas Vitrolles qui va résoudre a elle seule les dysfonctionnement de ce service. Par contre, elle peut les faire remonter aux personnes concernées.
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Les régions décident, sur l’ensemble de leur ressort territorial, du contenu du service public de transport régional de voyageurs et notamment des dessertes, de la tarification, de la qualité du service et de l’information de l’usager. Cette compétence est encadrée par le nécessaire respect des compétences des autres collectivités et par les principes de cohérence et d’unicité du système ferroviaire dont l’Etat est le garant. La SNCF est demeurée l’exploitant unique de ces transports, dans le cadre de conventions signées avec chacune des régions.
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Pour les régions, la compétence sur les transports régionaux de voyageurs constitue un vecteur de forte visibilité en raison des attentes exprimées par la population et de l’impact sur la vie quotidienne de cette activité, notamment pour les déplacements professionnels. Elle peut également être utilisée comme levier des politiques de développement économique et d’aménagement du territoire mises en place par les régions.
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Entre 2002, date de la prise en charge par les Régions du trafic TER et 2008, derniers chiffres disponibles et publiés, la croissance du trafic TER entre 2002 et 2008 (route + fer) est de 22 %, passant de 755202,2 à 919125,8 en milliers de voyageurs au kilomètre. A titre comparatif, la région Rhône-Alpes a eu une croissance de 31 % pour un volume passé de 1611775,5 à 2118184,9 !
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A ces chiffres bruts purement comptable, il faut préciser que la région PACA, donneuse d’ordre pour le trafic régional, verse annuellement la somme colossale de 220 millions d’euros à la SNCF pour qu’elle assure la desserte régionale. La Région préconise aussi les modes de transports alternatifs pour essayer de freiner le développement croissant et incontrôlé du trafic routier.
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Mais ces chiffres cachent une autre réalité. Que constatons-nous journellement ? Que l’offre TER est en partie inadaptée aux besoins des populations, que les incidents, les annulations, les grèves, font entrer ce type de transports dans la catégorie de « la roulette » et que rien ne favorise son usage intensif. Loin d’être satisfait de l’offre, les usagers râlent.

Et ils râlent pour une raison essentielle : le manque de fiabilité du réseau. Les syndicats râlent pour une raison essentielle : dialogue impossible avec la direction. Le conseil régional râle pour une raison essentielle que l’on peut résumer en un chiffre : trois. Trois comme 3 milliards d’euros, 3 milliards d’euros, donc nos impôts, investis dans les TER par la Région.
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Rendons à César ce qui lui appartient. Ces trois milliards d’euros n’ont pas été jeté par la fenêtre. La rénovation des lignes, des gares et le changement du matériel ferroviaire était nécessaire. Par contre, il est consternant de constater que le service ne suit pas, que nous sommes dans une situation où tout le monde râle mais dans une quasi indifférence des élus.
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Et désormais, nous entrons dans un dialogue de sourd : d’un coté, des usagers, des politiques et des cheminots qui pointent du doigt la baisse des effectifs, la multiplication des lignes et le tout TGV, de l’autre une SNCF qui se réfugie derrière les travaux d’urgence, les conditions météos, les grèves, enfin toute une série d’explication se résumant en une seule formule mainte fois ressassée : « ce n’est pas notre faute ! »
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Cerise sur le gâteau, la SNCF, pince sans rire, explique aussi que chaque fois qu’un train est annulé, un bus le remplace ! Ce qui m’amène à poser deux questions sans entrer dans le débat de l’existence de ce bus et de l’information donné aux voyageurs : Capacité d’un train ? Capacité d’un bus ?
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Et malgré tout cela, des augmentations régulière de tarif, la SNCF se réfugiant derrière une explication imparable : la nécessité de financer les investissements « visant à améliorer et moderniser l’offre des TER » Très convaincant quand on voit ce qui se passe en région PACA !
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Alors que dans les esprits une prise de conscience écologique est en train (c’est le cas de le dire !) de se faire jour, la SNCF pousse au contraire dans l’autre sens, ce qui m’amène à me demander aussi si elle a réellement conscience des enjeux en cours.
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La SNCF mise sur son joyau, le TGV, et on a vraiment l’impression que le reste n’a plus d’importance. Dans mon esprit, c’est l’inverse qui devrait se poser. Une amélioration du réseau TGV mais couplé avec une véritable et soutenue politique de transports régionaux sans que l’on déshabille Pierre pour habiller Paul !
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Car, comment parler transport, inciter à des changements de comportements, prôner l’abandon du « tout voiture », quand l’un des piliers de ce changement, part à vaux l’eau ?
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L’avenir du TER au départ du territoire vitrollais
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Et pourtant, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il existe un potentiel ferroviaire sur notre commune mais ce potentiel est non seulement sous employé mais en plus ignoré parfois.
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La C.P.A. et le CG13, presque main dans la main sur ce dossier, renforcent les liaisons routières entre l’aéroport de Marignane et Aix en multipliant les bus. C’est nécessaire et le cadencement est presque le bon mais pourquoi ignorer l’existence d’une ligne SNCF entre les Aymards et Aix passant par Rognac, Ventabren et Les Milles ? Pourquoi ne pas créer une nouvelle ligne (comme le réclame notre ancien maire Jean-Jacques Anglade), qui permettrait, entre autres, de désengorger la fameuse RD9 ? Je sais, la Direction de l’Equipement étudie enfin cette solution, il était temps.
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Autre aspect surprenant de la politique des transports ferroviaires sur le territoire communal : alors que tous les aéroports internationaux ont une gare RER (pour Paris) ou TER (pour les autres) quasiment à l’intérieur de leurs terminaux, pourquoi n’est ce pas le cas pour notre aéroport ?
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Il est vrai que la construction d’une ramification entre la ligne Paris-Lyon où est situé le Pole des Aymards et les terminaux aéroportuaire ne serait pas une chose aisée à un endroit où l’urbanisme industriel est fort développé mais ce serait un atout non négligeable à la fois pour l’aéroport et pour toutes les collectivités desservies par le fer. L’investissement nécessaire, certes colossal, serait rapidement recouvert grâce aux retombées économiques d’une telle ligne.
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Et puis, toujours dans le côté visionnaire, pourquoi à ce moment là ne pas envisager une ligne entre l’aéroport et les terminaux passagers du port de Marseille, comme cela existait encore il y a un demi-siècle ?
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Je sais que tous les projets touchant directement la ligne PLM sont sujets à caution pour deux raisons : les coûts d’investissement et surtout la saturation de la ligne qui a atteint son seuil maximum. Rajouter ne serait ce qu’une rame tourne au casse-tête.
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Pourtant, dans le cadre d’une réorganisation globale des transports (qu’ils soient routiers ou ferroviaires), je suis intimement convaincu que cela est non seulement possible mais en plus serait un formidable atout pour notre Région et son avenir.
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Les TER sont incontournables mais sous exploités, avec une tarification souvent en dépit du bon sens, des horaires « spéciaux » et des trajets surprenants, sans parler de certains pôles d’interchanges dont on peut se demander la finalité. Et je glisse sans trop y toucher sur la rénovation tant vantée de la ligne TER Aix/Marseille qui prévoit un pôle d’interchange à Plan de Campagne, pôle qui est visiblement resté dans les cartons. Bilan : Pas de desserte TER pour ce qui est l’une des plus grandes zones commerciales de France, uniquement les lignes régulières des Cartreize du conseil général, lignes d’autocars. Question Grenelle de l’environnement, ce n’est pas tout à fait dans les cordes !
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Tout cela est bien la preuve que c’est un bien un choix de société qui est posé. Nous n’y échapperons pas et tôt ou tard, il nous faudra trancher. Tout comme le changement de nos vieilles habitudes.

La gratuité des transports

Et question habitude, on peut parler de cette idée profondément ancrée dans l’esprit des citoyens qui est que les transports doivent être obligatoirement payants. .La gratuité des transports, c’est un peu l’arlésienne de notre société moderne. Disons le tout net, cette prérogative n’est pas l’apanage d’une municipalité mais d’une intercommunalité, les AOT étant généralement au niveau des communautés de communes. Pour Vitrolles, dépendant d’un syndicat mixte géré par trois intercommunalités différentes et un département, le problème est encore plus ardu.

Ceci posé, ce déplacement des responsabilités vers une degré supérieur de responsabilité, n’empêche nullement une commune d’instaurer cette gratuité et nous allons voir dans quelques instants comment y parvenir.

Il faut dire que l’exemple de la gratuité vient d’une ville proche de Vitrolles. Ou, plutôt d’une collectivité proche de Vitrolles, la communauté d’agglomération d’Aubagne et de l’Etoile qui s’est lancé il y a quelques mois dans l’aventure de la gratuité des transports en commun. Il est vrai que ce n’est pas la première. Châteauroux et Gap, par exemple l’ont déjà tentée. Pour la Communauté d’Aubagne, la facture sera de 700 000 euros financée par une augmentation de la taxe professionnelle d’environ 1.05 %.

Cette gratuité, nous l’avions incorporé lors des municipales de 2008. Lors des cantonales de 2009, une candidate a fait campagne sur le même thème. Toujours en 2009 ; le nouveau maire de Vitrolles a été interpelé sur ce sujet par une élue d’opposition.

La réponse (ou l’argumentions contraire suivant le cas) est donc que l’on prête des prérogatives à notre maire qu’il n’a pas puisque la politique des transports est sous la responsabilité de la Communauté du Pays d’Aix. Sauf que notre maire est aussi membre de la même collectivité territoriale dont il est par ailleurs vice-président et que donc je doute qu’il n’ait pas « un peu de pouvoir » dans cette collectivité. Entre parenthèse, il faudrait que nos élus cessent d’employer cette excuse facile du « ce n’est pas moi c’est l’autre » quand, dans les trois quart des cas, « l’autre » c’est aussi « lui » ! Car, que je le sache, les élus vitrollais du conseil municipal de Vitrolles sont aussi membres du conseil de la Communauté du Pays d’Aix

Comment notre municipalité pourrait elle accepter des transports gratuits quand on constate qu’elle se satisfait visiblement de la politique de transports initiée par la communauté du Pays d’Aix ? Vitrolles n’est pas Aubagne, cela est sûr.

Mais cette décision rejoint ce que nous voulions faire sur Vitrolles : au-delà du choix politique, c’était un choix de société que nous voulions proposer par cette mesure radicale qui met le citoyen devant ses responsabilités. Dès lors que l’offre correspond aux besoins, tous se retrouvent au centre d’un dispositif dont le but est autant écologique que pratique.
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Alors, je me permets de faire une réflexion sur ce sujet brulant : rien n’empêche la municipalité de payer les cartes d’abonnements de ses administrés utilisant le SMITEEB à défaut de faire la gratuité pure et simple. Ce serait déjà un bon pas en avant d’autant que je connais certaines municipalités placées devant le même dilemme, celui de la gratuité versus une compétence communautaire qui ont fait ce choix là, et pas si loin de nous.
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Une table ronde des transports locaux
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Une remise en question de la totalité des secteurs de transports touchant notre territoire est une nécessité. Il faut envisager un but final ayant pour cadre une meilleure desserte et une meilleure appréhension des problèmes. L’idée de base serait de favoriser un meilleur report des déplacements vers les transports en commun en combinant des trajets mieux étudiés pour nos citoyens et une grande facilité pour des bourses en grande difficulté par le biais de la gratuité développée dans le point précédant.
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Il faut initier une politique de transport volontariste pour relever les défis de notre société moderne. La gratuité des transports est une bonne chose à condition qu’elle s’accompagne d’une refonte totale de notre système de transports et ne s’arrête pas seulement à la périphérie de notre ville.
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Au-delà du choix politique, c’était un choix de société que nous voulions proposer par ces mesures radicales qui mettent le citoyen devant ses responsabilités. Dès lors que l’offre correspond aux besoins, tous se retrouvent au centre d’un dispositif dont le but est autant écologique que pratique.
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L’année dernière, la hausse des prix du pétrole conjugué à la crise avait provoqué un début de réflexion. Mais cette remise en question salutaire a été stoppée par l’évolution de la situation et l’irruption sur le devant de la scène de débat plus terre à terre comme la retraite.
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Mais, avons-nous conscience que ce n’est qu’une rémission et que, quoiqu’il arrive, nous risquons de nous reposer les mêmes questions très rapidement. Si l’on rajoute à ce questionnement toutes les problématiques constatées lors du Grenelles de l’environnement ainsi que les grands débats d’urbanisme en cours comme la piétonisation des centres-villes, la chasse aux voitures ventouses, la qualité de l’air, inévitablement les transports en commun reviendront dans le débat.
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C’est pourquoi de nouveau, je remets sur le tapis l’idée des états généraux des transports Est Etang de Berre pour mieux appréhender les problèmes, concentrer les démarches, écouter les doléances, identifier les besoins, rationaliser les lignes, désengorger le transport routier informer des enjeux et trouver des solutions acceptables par tous aussi bien des vitrollais que des collectivités territoriales … Il nous faut instaurer plus de cohérence dans les modes de transports.

Plan de déplacement déficient
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Lorsque la gare des Aymards a ouvert, j’ai, comme tout le monde, espéré qu’enfin une offre de transport acceptable par tous soit faite. L’idée simple qui était sous-jacente à ce projet (c’est-à-dire que tout le monde prenne le train et laisse sa voiture à la maison), était une bonne idée d’autant plus que la décision gouvernementale de faire rembourser la moitié de l’abonnement par les employeurs poussait dans ce sens là.
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Tout cela est banal, frappé au coin du bon sens. Mais c’était aussi oublier deux détails qui ont leur importance dans le succès de cette halte ferroviaire et dans le changement de mentalité des usagers : l’art et la manière d’atteindre cette nouvelle gare ainsi que la fiabilité de l’offre faite. Comme nous l’avons déjà vu ; l’art et la manière d’atteindre ce pole d’interconnexion, sans parler de la fiabilité, me laisse perplexe.
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Mais plus globalement, c’est le plan de déplacement régional qui devrait être repensé et mis en adéquation avec les réalités locales et ne plus rester sur une organisation pensée et voulue au « siècle dernier ». Il s’agit désormais de prendre en compte tous les acteurs de notre région ainsi que toutes les infrastructures existantes (gare TGV de l’Arbois, aéroport, les pôles attractifs que sont les Milles, Eurocopter, Berre, etc …) pour arriver enfin au niveau régional à construire une alternative globale qui satisfasse tout le monde et réponde au challenge du XXIème siècle qu’est le développement durable.
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Quelles perspectives ?
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Donc, pour faire dans le concret, sur le plan local, je me permets de résumer dans cette section mes attentes et mes perspectives de travail :
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1/ L’instauration d’une table ronde des transports
2/ La mise en place d’une billetterie unique sur l’ensemble du département voire la région,
3/ Le passage à la gratuité pour les vitrollais ou, au moins pour une certaine catégorie d’entre eux, en payant les cartes d’abonnements des administrés,
4/ Desserte dominicale des quartiers avec au minimum l’instauration d’une ligne « circulaire »
5/ Redéfinition des parcours des lignes « Z » pour optimiser au mieux leur trajet et les rendre plus attractifs
6/ Réfléchir à une solution pour raccourcir les temps de transfert entre la ville et le pôle d’interchange des Aymards. Dans cette optique, soutenir le projet à long terme du maire de Vitrolles d’établir une liaison rapide par escalators entre le Plateau de l’Anjolly (et donc les Pierres-Plantées) et le VAMP.
7/ Soutenir le projet de réouverture aux TER de la ligne Rognac – Aix-en-Provence avec un prolongement sur le pôle d’interchange des Aymards.
8/ Soutenir le raccordement de l’aéroport de Marseille-Provence au réseau TER et au pôle d’interchange des Aymards.
9/ Soutenir la création de ligne du SMITEEB a haute qualité de service (Ligne 24) et initier le raccordement de cette ligne à un réseau à créer avec les AOT nous environnant.
10/ Repenser la politique de transports sur le territoire communal
11/ Rationaliser l’usage des infrastructures routières existantes (routes, gares, aeroports…)
12/ Soutien à la création d’une AOT recouvrant la totalité du territoire du département
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Voici donc en un bref ( !) résumé ce que je pense et envisage pour les transports sur le territoire de Vitrolles. Un énorme travail donc, mais un travail nécessaire.
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Chacun doit avoir droit de se déplacer mais on ne peut plus ignorer que le transport dégrade l’environnement. Mon crédo est donc celui d’un transport au service des hommes, dans une ère « post pétrole » où le coût de l’énergie est élevé.
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Dans un monde idéal, La marche à pied, le vélo, et le vélo électrique remplaceraient la voiture pour les petits trajets, il y aurait des petits véhicules électriques ou tramway/métros pour les déplacements urbains ou intercommunaux, les cars, trains régionaux, trains à grande vitesse, servant aux trajets plus longs tandis que l’avion serait réservé aux très longs trajets.
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Bon, je sais parfaitement que je suis utopiste, et que nous en sommes encore loin mais on peut rêver, non ?
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