Vendredi 28 octobre 1938 : Incendies des Nouvelles-Galeries

 

Cafouillages et politisation du drame

XIII

Plusieurs commandants de feu

 
XIV

Les renforts extérieurs

 
XV

Les politiques entrent en scène

 
XVI

L'intervention de "l'Alerte"

 


Remarques : Le compte-rendu du drame tel que vous le découvrez, est en fait la mise en écriture des témoignages des divers protagonistes survivants, des récits des témoins, des rapports officiels des Sapeurs-Pompiers de Marseille (et d'ailleurs) et des conclusions des experts (de l'époque ou des Marins-Pompiers quelques décennies plus tard). Ces différents témoignages en version "brute" sont disponibles, sur simple demande,
aux Archives Municipales de la Ville de Marseille (cartons 32 H 13 à 32 H 20) et plus particulièrement le carton 32 H 16 contenant le compte rendu des audiences du premier procès devant le tribunal correctionnel.

XIII / PLUSIEURS COMMANDANTS DE FEU :


Vers 15 h 40’, alors que la situation paraît critique, les sapeurs-pompiers marseillais ont la surprise de voir arriver leur chef de Corps, le commandant Fredennucci. C’est un officier d’une grande compétence, respecté par ses hommes, possédant en outre l’appui du maire de la ville, Henri Tasso. Dans le contextes politique si particulier qui règne à Marseille, cette confiance municipale est un atout non négligeable pour un service municipal si sensible. Fredennucci, quoique sous le coup d’une grave blessure reçu lors de l’explosion de l’usine "Rocca, Tassy et de Roux" quelques jours auparavant, informé de l’importance du sinistre, vient apporter son soutien à ses hommes qui se trouvent en si mauvaise posture.

La première chose qu’il remarque en arrivant, est la présence parmi la foule des curieux d’un très grand nombre d’officiers appartenant aux différents corps des sapeurs pompiers du département. Leurs présences sur les lieux est facile à comprendre. Ces officiers avaient été réunis dans la matinée à la préfecture pour une conférence concernant la Défense Passive, conférence à laquelle le capitaine Durbec avait représenté Marseille. Comme nous allons le voir, la présence conjuguée sur les lieux de la catastrophe, du chef de bataillon en exercice, et de nombreux capitaines en grande tenue pouvait prêter à confusion, et engendra d’ailleurs un manque de cohésion dans le commandement.

Le commandant Fredennucci est intimement convaincu que cette présence massive d’officiers est un handicap pour les secours plus qu’un avantage. En effet, il craint que l’un des ces officiers départementaux prennent la direction des opérations aux détriments des officiers marseillais. Pour endiguer ce risque, il prend la décision de nommer à la direction des secours, son officier le plus gradé présent sur le terrain, en l’occurrence l’officier ingénieur Serves. Seul problème, il ne prévient pas le lieutenant Rieu de cette nomination. Celui-ci pensera, durant de trop longues heures, diriger seul les secours.

Mais, ni le commandant Fredennucci, ni l’officier ingénieur Serves, ni le lieutenant Rieu ne sont au courant qu’un autre protagoniste vient d’arriver sur les lieux, en l’occurrence le commandant à la retraite Quenin. Celui-ci, ancien chef du Corps des Sapeurs Pompiers de Marseille, a été appelé par certains de ses anciens hommes, qui cherchent une figure emblématique pour les diriger dans le combat qu’ils mènent contre un incendie qui les dépasse. En effet, devant l’ampleur du sinistre, devant la panique qui règne, devant la réaction de la foule, les sapeurs ressentent l’absence d’un commandement énergique capable de les galvaniser.  Ils ont surtout besoin d’être rassurés. Par sa seule présence, le commandant Quenin est capable de cela.

Ainsi, à partir de ce moment là, et jusqu’aux environs de dix neuf heures, ce sont trois personnes qui pensent, en toute bonne foi, diriger seule le combat contre le sinistre :

  1. Le lieutenant Rieu, que le capitaine Durbec a désigné lors de son évacuation,
  2. L’officier ingénieur Serves, le plus gradé des pompiers marseillais sur le terrain, nommé par le commandant Fredennucci, le chef de Corps
  3. Le commandant à la retraite Quenin, ancien chef du Corps, qui s’est spontanément présenté et en qui les sapeurs-pompiers marseillais ont une entière confiance.

Ce commandement tricéphale sera catastrophique pour la coordination des secours.

Pendant que ces décisions d’une importance vitale sont prises, le sous-lieutenant Platon avec son autopompe revient de la rue de la Bibliothèque où il a circonscrit un début d’incendie. Il se fraye péniblement un chemin à travers la foule compacte qui a envahi le boulevard Garibaldi quand il reçoit instruction de secourir le "Grand Hôtel" dont l’étage supérieur et les combles sont maintenant en feu. Tout à la défense de "l’hôtel de Noailles " où loge le Président du Conseil, les secours ont plutôt délaissé le prestigieux hôtel voisin. Le sous lieutenant Platon fait immédiatement monter deux lances, une de 70 mm et une de 55 mm, sur la bouche à incendie 336 située à l’angle du boulevard Garibaldi et du Marché des Capucins, avant de pénétrer à l’intérieur de l’hôtel en flammes. Ses hommes s’attaquent alors au troisième étage où quatre chambres sont en feu avant de passer au quatrième puis au cinquième. Au fur à mesure de la progression, les dégâts deviennent de plus en plus importants et le feu de plus en plus violent.

C’est durant cette opération que le sapeur Lardou est gravement intoxiqué par la fumée. Cette fumée incommode tellement les secours que même le sous lieutenant Platon, sera dans l’obligation d’interrompre quelques instants sont travail pour pouvoir reprendre ses esprits.

A ce moment là, le secteur sud, où se trouve les hôtels, est le plus menacé à cause du mistral. C’est aussi à cet instant là que, devant le rendement insuffisant des lances dû à la faiblesse de la pression, la décision officielle de relever celle-ci au moyen des autopompes et des motopompes est prise. Il aura donc fallu attendre plus d’une heure pour prendre une mesure qui s’imposait dès le début des opérations, dès l’arrivée des premiers engins de secours. Seuls quelques chefs d'équipe, isolés comme on a pu le constater, ont anticipé cette décision.

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XIV / LES RENFORTS EXTÉRIEURS :


Cpntre-Amiral Museiler

Le contre-amiral Muselier

D'août 1938 à décembre 1939 il assure à Marseille le commandement de la Marine et du secteur de défense de la ville, situation difficile car l'énorme trafic commercial du grand port relève de sa compétence.


A Toulon, il est 15 h 15’ quand l’amiral Mottet, le major-général, reçoit un appel, du contre-amiral Muselier, commandant la Marine de Marseille. Celui-ci lui décrit les scènes d’apocalypse se déroulant dans la cité phocéenne et lui demande de préparer un détachement de Marins-Pompiers pour aller porter secours à Marseille. L’officier de permanence signale que le détachement, constitué en permanence pour le secours en ville, est prêt à partir immédiatement. L’amiral Mottet recommande alors au commandant Godard, dirigeant ce fameux détachement, de se mettre à disposition du contre-amiral, lors de son arrivée dans la cite phocéenne. Le commandant Godard est loin d'imaginer que, quelques mois plus tard, il sera nommé par la Marine au poste de chef de Corps adjoint du Bataillon des Marins-Pompiers de Marseille.

Le détachement se compose d’une trentaine d’hommes disposant de six véhicules de secours : une autopompe, une échelle aérienne pivotante de trente mètres, d’une voiture équipée d’un électroventilateur, une chenillette tractant sa motopompe, un camion transportant le personnel et enfin une side-car de liaison, sans oublier le groupe électrogène. Le détachement quitte l’enceinte de l’arsenal à 15 h 20’.

Toutefois, les premiers renforts extra-muros arrivés sur la Canebière sont les sapeurs-pompiers d'Aubagne qui ont été renforcé par ceux de la Penne-sur-Huveaune. Ils comprennent deux autopompes Laffly, une motopompe Delahaye et vingt cinq hommes. Tous sont sous le commandement du lieutenant Verilhas, secondé par le lieutenant Roustan. Personne ne remarque le fait qu'ils viennent d'arriver seulement vingt minutes après l'appel du Cabinet du Préfet, alors qu'il faut à peu près trente minutes pour rallier Aubagne à Marseille. En fait, le détachement a devancé l'appel de la caserne de Strasbourg. Leur chef de Corps, se trouvant sur place à cause de la fameuse conférence départementale, les a prévenu peu après quinze heures. Ils ont quitté Aubagne à 15 h 15' précise, dix minutes avant le feu vert préfectoral. A peine arrivés sur la Canebière, vers 15 h 45', ils sont immédiatement dirigés vers le foyer principal, avec pour instruction première de relever les sapeurs-pompiers marseillais exténués.

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XV / LES POLITIQUES ENTRENT EN SCÈNE :


Congrès

Le congrès du Parti Radical au Parc Chanot



Au Parc Chanot, la XXXVème congrès du Parti radical est dans sa phase cruciale et les discours vont bon train. Les travaux de l'après-midi sont bien avancés quand une estafette parvient à toucher le Président du Conseil, Edouard Daladier. Celui-ci écoute, atterré, les nouvelles tragiques en provenance du centre-ville : les "Nouvelles-Galeries" sont entièrement embrasées, le centre ville est menacé, les flammes se propagent très rapidement et il y a de très nombreuses victimes. N'hésitant pas, il gagne sa voiture et se dirige vers les lieux du sinistre, entouré par sa garde rapprochée. Il veut se rendre compte par lui-même de l'ampleur de la catastrophe.

Yvon Delbos, l’ancien ministre des Affaires Etrangères, qui se trouve alors à la tribune, est lui aussi prévenu. Interrompant sa communication, il déclare à la tribune : "Mesdames et messieurs, un grave incendie vient de se déclarer dans un quartier de la ville. Nous nous associons tous au deuil qui frappe la cité qui nous a réservée un si cordial accueil." Puis, après cette déclaration, il reprend sa communication.

Lorsqu'il arrive sur les lieux du drame vers 15 h 45', Edouard Daladier est pétrifié. Le brasier est dantesque, l'hôtel où il loge est en flammes et les sapeurs-pompiers sont débordés. Seul le service d'ordre, sous la responsabilité directe de l'Etat, semble efficace, ce service d'ordre qui l'isole immédiatement de la foule. Mais le Président du Conseil ne sait pas que, là aussi, les carences sont nombreuses.


Mr Daladier et Sarraut

M Daladier et M Sarraut sur les lieux


Il commence par réclamer un résumé complet de la situation, ce qu'un membre de l'entourage du Préfet lui fait. Il se dirige ensuite vers le carrefour Garibaldi/Canebière où il assiste, courroucé, au spectacle qu'offrent des sapeurs pompiers complètement débordés par les incendies et semblant faire n'importe quoi. Ce chaos apparaît encore plus aux yeux du chef du gouvernement quand il assiste à l'arrivée des sapeurs-pompiers d'Aubagne qui paraissent nettement mieux organisés, sous les ordre du lieutenant Verilhas. Et encore, Edouard Daladier n'a pas encore vu à l’œuvre les marins-pompiers de Toulon !

Au Parc Chanot, les instances dirigeantes du Parti Radical reçoivent un mémo d'Edouard Daladier. Ce mémo leur décrit la situation catastrophique dans lequel est plongé le centre-ville. Le bureau administratif du parti n'hésite pas une seconde. Yvan Delbos, toujours à la tribune, lit alors le message que lui tend un de ses conseillers : "Mesdames, citoyens, le Président du Conseil qui, comme vous le savez, s'est rendu sur les lieux de l'incendie, nous fait exprimer son désir, qu'en présence de l'étendue de l'incendie, le congrès suspende ses travaux en signe de deuil. C'est l'expression unanime de nos sentiments."


Il est 16 h10'. La séance est levée, dans la plus grande des confusions. Avec l’arrivée des parlementaires sur la Canebière, le drame quittera les pages locales pour devenir une catastrophe  nationale, avec toutes les conséquences que ce changement de statut engendre.

Edouard Herriot saute lui aussi dans une voiture pour gagner le plus rapidement possible le centre-ville. En bon politicien, il a immédiatement compris que, les journalistes étant là-bas, la Canebière est devenue l'endroit où il faut se trouver. Dans la lutte au pouvoir dans laquelle il est engagé, il ne peut laisser son principal rival, le Président du Conseil, bénéficier seul d'une telle tribune. Lorsqu'il arrive sur les lieux, rejoignant enfin Edouard Daladier, le Président de l'Assemblée Nationale est surpris lui aussi par l'ampleur de la catastrophe. Pourtant, en tant que Maire de Lyon, Edouard Herriot a connu lui aussi des moments difficiles comme, par exemple, le dramatique éboulement de la colline de Fourvière, en 1930.  Pourtant, même dans ses souvenirs sur cette nuit là, il ne se rappelle pas avoir connu un tel chaos.




Mr Daladier


M.Daladier accablé par ce qu'il voit



Les politiciens radicaux, présents sur les lieux, vont alors profiter de la présence de la presse pour lâcher des petites phrases assassines. Car, malgré le drame, l'occasion est trop belle de mettre en difficulté les socialistes qui, après avoir été des alliés durant de nombreuses années dont celles très récentes du Front Populaire, sont désormais des ennemis potentiels. Edouard Daladier et Edouard Herriot vont s'en donner à cœur joie.

Tout d'abord, ce qui saute aux yeux de ces politiciens, c'est la confusion totale qui règne. Tous les secours semblent agir sans la moindre concertation, en dépit du bon sens. De plus, le commandement semble aussi absent. Trop de chefs entraînent une absence de chef.

Ce chaos amène une question tonitruante à la bouche du Président du Conseil : "Mais qui commande ici ? Il n 'y a donc pas un homme pour diriger ? C'est lamentable !" Bien entendu, comme par hasard, cette question a été posée devant un journaliste de "Marseille-Matin", le journal d’opposition le plus virulent à la municipalité, appartenant de plus à Simon Sabiani ! Par cette simple apostrophe, le chef du gouvernement vient de faire basculer l'histoire de Marseille. Quelques mois plus tard, la ville sera placée sous tutelle.

 

De son coté, Edouard Herriot voit immédiatement le bénéfice qu'il peut tirer de ce drame. Il est le maire incontesté de Lyon, concurrente économique et politique de Marseille. Il peut, et il va, prouver que ses services de secours sont mieux organisés et plus efficaces. En terme politique, une municipalité radicale (la sienne) est plus apte à diriger une grande ville qu'une municipalité socialiste (celle de Marseille dirigée par Henri Tasso).

Il est 16 h 42' quand le commandant Rossignol, dirigeant le Corps des Sapeurs-Pompiers de Lyon, reçoit l'ordre de la bouche même d'Edouard Herriot de gagner Marseille le plus vite possible, avec des renforts en matériel et en hommes. La demande surprend le Commandant Rossignol, plus habitué aux agissements d'un maire beaucoup plus tatillon sur l'usage des deniers publics. Mais le maire de Lyon entend prouver la supériorité de gestion du Parti Radical. Et, dans le contexte politique de l'époque, cet avantage n'a pas de prix.

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XVI / L'INTERVENTION DE "L'ALERTE" :


L'Alerte

Le bateau pompe l'Alerte



Même le Vieux-Port semble être saisi de folie. Ainsi, l'intervention du bateau-pompe "Alerte" qui devait être une simple formalité, se révèle être beaucoup plus fastidieuse que prévue. Accosté au quai de la caserne de la Bigue, le navire est prévenu des événements se déroulant dans le centre ville en même temps que les autres cadres de la 3ème Compagnie, c’est à dire à 14 h 47'. Il ne quittera son poste à quai qu'à 15 h 30', sous les ordres du capitaine Massiani. Pour mémoire, ce premier délai est tout à fait normal. En effet, dans un premier temps, le capitaine Durbec ne demande que des renforts terrestres au poste  de la Bigue. Il ne fera définitivement appel au bateau-pompe qu'au moment de son évacuation des lieux du sinistre, aux alentours de 15 h 15'.

Le navire mettra vingt trois minutes pour gagner le bassin du Lacydon où il pénètre à 15 h 53'. Mais, dès son entrée dans l'ancienne calanque, il se retrouve bloqué. Des dizaines de petits navires de tout type ont envahi le centre du port pour observer, avec plus de facilités, le drame qui est en train de se jouer. Il faudra au bateau-pompe plus d'une demi heure pour se frayer un chemin dans l'enchevêtrement des navires.

A 16 h 25', "l'Alerte" accoste enfin au Quai des Belges. Il se trouve à plus de six cent mètres des lieux du sinistre mais cela ne gêne pas trop son équipage. Dans le but de noyer le sinistre, le lieutenant Martel, de la 3ème Compagnie, décide d'amener un maximum d'eau en haut de la Canebière. A cet effet, il fait successivement installer :

  1. Quai des Belges/"Nouvelles-Galeries" : Une conduite de 110 mm divisée en deux lances de 70 mm
  2. Quai des Belges/rue Saint Ferréol : Une conduite de 110 mm divisée en deux lances de 70 mm
  3. Quai des Belges/"Nouvelles-Galeries" : Trois lances de 70 mm.

De leurs côtés, les sapeurs-pompiers d'Aix-en-provence, arrivés à 16 h 25', installent leur auto-pompe Laffly en assuration sur le puits à sable du haut de la Canebière. Ce seront d'ailleurs les seuls à utiliser ce moyen commode pour se procurer de l'eau. L'auto-pompe  alimente alors une grosse lance de 80 mm que les aixois ont ensuite divisée en deux plus petites de 46 m. l'ensemble est dirigé vers les ruines des "Nouvelles-Galeries".



Nouvelles-Galeries

Le public aidant à tirer les lances depuis
le Vieux-Port où se trouve
le bateau-pompe "L'Alerte"


Toutes ces lances se mettent immédiatement en action et inondent le foyer. Le but final de la manœuvre, est de noyer le sinistre sous des tonnes d'eau. A ce moment là, le bâtiment, orgueil du négoce marseillais, n'est plus qu'un amas en flammes de décombres ayant une dizaine de mètres de hauteur. Les pans de mur encore debout, coté rue Thubaneau, donnent un aspect de fin du monde à l'ensemble.

Ce soudain apport de renforts permet enfin aux secours de prendre la mesure d'un feu jusque là incontrôlable. Peu après dix sept heures, les sapeurs-pompiers de Marseille, aidés par ceux d'Aubagne (arrivés à 15 h 45') et d'Aix-en-Provence (arrivés à 16 h 25'), appuyés par "l'Alerte" (arrivé à 16 h 30') parviennent enfin à contrôler entièrement le feu qui dévore les "Nouvelles-galeries". Ainsi, le danger est écarté pour le secteur "Thubaneau/Variétés". Il faut désormais enrayer le désastre qui touche les autres îlots en feu.

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Vendredi 28 octobre 1938
Le sinistre difficilement maitrisé Avant