Métropole : Massalia et sa Chora ou quand l’Histoire se répète …

Marseille a toujours eu un problème avec sa Chora, de sa fondation en 600 avant Jésus-Christ à nos jours, sans pour autant réussir à le résoudre.

Pire la ville, au cours des siècles, ne semble jamais avoir compris les leçons de l’Histoire.

En – 125 puis en – 123, ne pouvant contenir l’agitation de peuplades installées autour d’elle (Les Salyens installés à Entremont près de la future Aix, les peuplades du pourtour de l’Etang de Berre ou du pied du Massif de la Sainte-Baume) Massalia fait appel aux Romains pour les aider. Les Timouques, ces six cents citoyens massaliotes pour la plupart de riches marchands, ont besoin de stabilités pour le bien de leurs affaires.

On sait ce qu’il advint : la destruction et la mise en esclavage (à l’exception de Craton et de 900 d’entre-eux) des Salyens, l’éradication des autres peuplades, l’installation des Romains à Colonna Julia (la future Aix-en-Provence), la mise en coupe réglée de ce qui est la Gaule Transalpine (avant de devenir la Provincia), la réduction dramatique de la Chora Massaliote au bassin de l’actuelle Marseille puis l’asservissement total de Massalia en 49 avant Jésus-Christ par Gaius Trebonius, Légat de Jules-César.

De nos jours, l’histoire semble se répéter : Marseille à des problèmes avec sa Chora et n’arrive pas à s’imposer comme leader naturel de son arrière-pays. Les entrepreneurs crient aux mille-feuilles administratifs et la Chambre de Commerce, (telle l’assemblée des Timouques), reprends son bâton de pèlerin pour prôner une Marseille forte, répondant à la demande de l’UPE13.

Pour arriver à faire passer son idée de Métropole, Marseille fait appel à l’extérieur, à Paris entre autre. François FILLON d’abord puis Jean-Marc AYRAULT (tel Sextius Calvinus ou Quintus Fabius Maximus qui répondirent à l’appel de Massalia) écoutent cette demande, et Marylise LEBRANCHU (tel Gnaeus Domitius Ahenobarbus qui organisa la Provincia) formule une réponse qui se nomme Métropole et que Paris vient de voter …

L’Histoire ayant la fâcheuse manie de se répéter, souhaitons que ce qui s’est passé à la fin du IIème Siècle avant Jésus-Christ pour les alentours de Marseille et au 1er Siècle avant Jésus-Christ pour Marseille proprement dite, ne se reproduisent pas !

Même après ce vote, je ne suis pas convaincu du tout que ce projet tel qu’il est goupillé soit la bonne solution ni la bonne manière d’y arriver. L’avenir nous dira ce qu’il en est

Je préciserais seulement que e n’ai aucune envie de me retrouver face à la VIIème Légion !

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