La peste à Vitrolles

Pas de politique aujourd’hui mais un peu d’histoire locale pour changer.

Je suppose que vous connaissez tous « les minimes » ?

Non ? Alors, petit retour sur Histoire.

L’Ordre des Minimes [OM] (en latin Ordo Minimorum), est un ordre d’ermites mendiants et pénitents fondé en 1436 par saint François de Paule (1416-1507), et approuvé en 1474 par les autorités ecclésiastiques.

A l’exemple de leur fondateur, les Minimes cherchent à vivre une vie basée sur la pénitence perpétuelle, le tout dans un grand dépouillement. Aux trois vœux conventuels, Chasteté, obéissance et pauvreté, ils ajoutent l’humilité.

A Marseille, les Minimes sont chez eux. En 1575, l’église Saint-Michel leur est offerte, et ils s’empressent d’y construire un couvent qui était situé entre les rues Ferdinand-Rey et Saint-Pierre. La première pierre est posée le 13 janvier 1590 par Charles de Casaulx.
Depuis, Marseille et sa région reste un bastion de cet ordre.

Quel rapport avec nous, me direz-vous ?

La réponse est simple.

Un autre couvent était construit à Marignane. Autorisé dès 1583, il rayonne dans la Région et, bien entendu à Vitrolles. De sa correspondance, comme de celle des consuls des villes de l’Etang de Berre, on peut en tirer une riche histoire de la région et, plus particulièrement, celle de la propagation de la grande peste de 1720.

La peste est arrivée à Marseille par le Grand Saint Antoine le 17 mai 1720, a gagné Arles et Saint Chamas en Juillet, avant de revenir sur Marignane et Vitrolles en aout.

Le 16 aout, le consul de Marignane Portal écrit à son frère, consul à Martigues :

« La maladie de Vitrolles, mon très cher frère, est évidemment la Peste. Ils ont dit qu’ils ont vu sur les corps des personnes mortes les véritables signes de la peste. Ce mal a été apporté du dit lieu par le fournier qui apporta de Marseille le coton débarqué du vaisseau contagieux. Ce coton sera présenté au four mais tous ceux qui y ont touché ont péri en route. […] Tous les habitants du lieu sont partis à la campagne dans les tentes et cabanes. Il ne reste à Vitrolles que MM les consuls et M le vicaire qui a confessé tous les morts et les malades. Il y en a quinze et cinq morts […] Mais à Marignane, la santé est bonne, Dieu Mercy. »

Et les Minimes dans tout ça : ils vont être à la pointe du combat dans les soins des malades.

La peste à Vitrolles …

Non, je ne me risquerais pas à un raccourci qui vient à l’esprit de tout le monde tellement c’est facile. Toutefois …

A méditer !

Maintenant, pour ce que j’en pense …

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